Voeux 2026 de l'AFrESHEB des bulles blanches sur fond bleu, le logo de l'AFrESHEB - texte : bonne année 2026 AFrESHEB ASBL

2026 – le mot de la Présidente

Cette nouvelle année s’annonce sous des auspices qui ne sont guère réjouissants. Plus que jamais, des familles françaises cherchent une solution en Belgique, les réponses de la France étant de moins en moins adaptées aux troubles sévères, qu’ils soient intellectuels, comportementaux, polygénétiques, dus à la combinaison de plusieurs troubles… 

L’inclusion, noble cause, est devenue prétexte à des coupes budgétaires. Les parents qui exigent de voir les droits de leur enfant respectés malgré les moyens limités se voient abusivement signalés aux services sociaux, et les dérives de l’aide sociale à l’enfance en France, bien qu’archi-connues : déscolarisations, négligences, maltraitances, viols, prostitution, continuent depuis des années sans que les lanceurs d’alertes soient écoutés.

Et toujours le quotidien des listes d’attente, des internements en psychiatrie, encore plus courants pour les adultes qui ont même leurs entrées en Unités pour Malades Difficiles (comme les serial killers)… Le surcroît de maintien de ces derniers en amendement ex-Creton dans les établissements français pour enfants depuis le moratoire français de 2021 sur les places wallonnes, entraîne que les demandes pour les enfants vers la Belgique augmentent. 

Dernier coup de pied de l’âne gouvernemental : la nouvelle convention revue très à la baisse des taxis, qui impacte les élèves transfrontaliers des écoles d’enseignement spécialisé comme ceux hébergés dans les internats scolaires spécialisés publics. Non content de se décharger sur le contribuable belge de son devoir de scolariser et d’héberger ses enfants, notre pays leur refuse de fait le transport en étranglant financièrement les taxis.

Ne jetez plus de honte dans la coupe, elle est largement bue. Il nous reste à espérer de plus justes décisions pour un avenir meilleur, mais gardons-nous de toute utopie pour ne pas tomber de plus haut.

Isabelle Resplendino, Présidente-Fondatrice.

cartes de France-Belgique avec un itinéraire de taxi, Panneau "End here" sur une tour eiffel

Taxis français vers les écoles belges : la fin ?

Nouvelle convention Caisses primaires d’assurance maladie/taxis : les transports vers les écoles belges d’enseignement spécialisé risquent de ne plus être assurés. Voir la pétition.

Le journal officiel à propos de cette convention (voir l’annexe 2 avec les tarifs).

Entre les CPAM qui refusent de payer les transports en taxi vers les écoles, et cette baisse de tarif… Le 2 octobre dernier, nous alertions déjà sur les risques collatéraux d’un autre tour de vis sur les transports.

Nous risquons d’avoir 1400 petits Français (aujourd’hui frontaliers scolarisés externes ou élèves hébergés dans des internats scolaires spécialisés publics) qui se retrouveront à domicile, sans solution.

Merci, M. Macron, merci le gouvernement français !

Non content de laisser les frais de scolarité spécialisée au contribuable belge, tout comme ceux de l’hébergement en internat scolaire spécialisé public (avec une quote-part restant à charge des parents), vous refusez de payer le transport vers la Belgique (ou bien avec un tarif si bas que ce serait quasiment à perte). Il est à noter que le transport ne concerne pas les instituts médico-éducatifs wallons conventionnés avec la France, qui doivent organiser les transports de 1500 autres enfants français… avec un budget globalisé très réduit par rapport à leurs homologues français.

Non content d’avoir mis des moratoires en place (qui ne seraient pas nécessaires s’il y avait des solutions en France), vous faites un énième coup bas aux familles, leur fermant la dernière porte : l’exil à l’étranger.

On s’en souviendra en 2027.

Article du Parisien sur la grogne des taxis français à qui on impose cette convention.

Il n'y a pas de petites économies : sur un fond de drapeau français un peu effacé, une silhouette de personnage handicapé renversé, sur son dos des pièces d'euros

Il n’y a pas de petites économies

Surtout sur le dos des plus faibles

Arrêté du 29 septembre 2025 portant approbation du protocole d’accord sur la maîtrise des dépenses de transports sur le champ du transport sanitaire. Conséquence collatérale de ce tour de vis : par souci d’économie, les CPAM commencent à refuser systématiquement les transports des petits Français vers les écoles spécialisées belges.

Une règle impose aux familles françaises établies hors de France de justifier d’un taux de handicap supérieur à 50 % pour que leurs enfants puissent bénéficier d’un accompagnement scolaire financé par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), sous la forme d’un AESH (Accompagnant d’élève en situation de handicap). Lire l’article de l’ADFE (Association démocratique des Français à l’l’Étranger).

Loi euthanasie : photo de l'assemblée nationale et image superposée d'une seringue et d'un flacon

La loi euthanasie… et ses risques de dérives, une expérience belge

Une alerte de la présidente de l’AFrESHEB, Isabelle Resplendino

Aujourd’hui, comme tant d’autres représentants de personnes en situation de handicap, (lire cet article : Handicap et euthanasie : la lutte pour la vie et cet article : Le vent de révolte antivalidiste contre l’aide à mourir) je suis très inquiète de cette proposition de loi française qui risque d’intégrer déjà bien des dérives amenées par l’extension de cette loi en Belgique.

Un procès sur l’aide à mourir a déchiré la Belgique

Extraits :

« C’est la famille qui a porté plainte en 2011, reprochant aux médecins d’avoir pris une décision hâtive et précipitée. D’autant plus qu’un diagnostic d’autisme venait tout juste d’être rendu en ce qui concerne Tine Nys. Deux mois plus tard, la patiente mourra pourtant sans même avoir été traitée pour cette maladie, a notamment soutenu devant les jurés la soeur de Tine, Sophie Nys. […]

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a eu beau resserrer ses directives déontologiques en 2019, selon Carine Brochier de l’Institut européen de bioéthique, « la loi est devenue incontrôlable. On a commencé par les patients en phase terminale. On l’a ensuite élargie aux personnes âgées souffrant de plusieurs pathologies ».

« Ensuite aux personnes menacées de démence, puisqu’une fois la démence en place, l’application de la loi n’est plus possible. Enfin, à la détresse psychologique. On ne s’est pas rendu compte de ce qu’on faisait. »

Selon le rapport de la Commission belge de l’euthanasie, en 2017, cinq personnes ont été euthanasiées sur la base d’un trouble autistique défini comme incurable, rapporte l’hebdomadaire Le Vif Express.

Lire l’article en entier ici.

Pour information, les médecins ont été acquittés.

Euthanasie pour des jumeaux belges sourds de 45 ans

Des frères jumeaux belges, nés sourds et en passe de devenir aveugles, avaient obtenu le droit de mourir.

Lire l’article.

C’est sûr que cela revient bien moins cher que de leur apporter l’aide nécessaire à compenser les handicaps…

Et, même avant cette loi, le vécu des familles

Quand un enfant polyhandicapé présente une détresse respiratoire, le médecin qui demande si « ça vaut la peine de le réanimer » (pourquoi ? il coûte trop à la société ?).

Au Québec, on y pense déjà

Luc Ferrandez propose d’euthanasier des personnes handicapées : L’animateur du 98,5 FM et ex-maire, a affirmé sur les ondes que la mort de personnes vivant avec un handicap sévère serait une solution au système public surchargé. Cette déclaration a fait réagir les organismes de défense de droit et semé l’inquiétude chez les personnes handicapées, dans un contexte de coupures dans les services de soins à domicile. Sa co-animatrice est une ex-vice-première ministre. Lire l’article.

Un risque à ne pas écarter

Dois-je rappeler ces concepts fumeux de psychanalystes expliquant qu’ils avaient eu, pendant une séance de packing,  une communication « d’inconscient à inconscient » avec leur « patient » et pu retranscrire ainsi leur pensée et leur désir ??? Si les psychiatres/psychologues de cette obédience prétendent qu’un enfant en situation de handicap et non verbal a exprimé une demande de mourir, quel outil de pression supplémentaire sur la famille, mieux qu’un signalement abusif !

Mais bon, se débarrasser des personnes en situation de handicap, cela génèrera des économies pour l’État, plus besoin de places, plus besoin de les envoyer à l’Étranger, plus de procès coûteux…

Pour l’État qui pourra continuer à dépenser son argent pour ses pantouflards dorés, les copains du CAC40, Zelensky et tout un tas de causes trèèèèèès utiles comme les millions envoyés à la Chine pour l’écologie.

Une radio et un micro sur fond de drapeau français

Débat : les jeunes autistes sont-ils bien pris en charge en France ?

Débat à la radio sur le manque de solutions adaptées en France pour les enfants et adolescents autistes.

La question du jour (émission « Questions du soir ») était : « Les jeunes autistes sont-ils bien pris en charge en France ?

Avec : Eric Jeanrenaud, directeur d’un IME français (La Chamade, de l’association HAARP), et Isabelle Resplendino, Présidente de l’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique.

Le mot de la fin a été pour Eric Jeanrenaud, Il a déclaré que l’autisme était une psychose, et que nous (autrement dit, tous ceux qui n’avaient pas une psychose) étaient des névrosés.
Il est encore sidérant de constater l’entrisme de la psychanalyse en France, malgré les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Venant d’une radio publique dépendant de Radio France, comme France Inter qui avait offert cet été une tribune à la psychanalyste Caroline Goldman affirmant que le trouble de l’attention avec hyperactivité n’existait pas, cela ne m’a cependant pas étonnée.

Je n’ai pas pu répliquer à M. Jeanrenaud qui disait que maintenant on ne culpabilisait plus les mères pour l’autisme, alors que, dans le secret des cabinets de psychanalystes, cela se passe encore quotidiennement. Ou que les professionnels de l’éducation nationale / de l’aide sociale à l’enfance accusent les mères de syndrome de Münchhausen par procuration, niant les diagnostics officiels de l’autisme.
Ni non plus sur son affirmation comme quoi les établissements belges étaient payés par la France (et que c’était une manne financière pour eux).

Premièrement, les écoles spécialisées et les internats scolaires spécialisés ne reçoivent pas un seul euro de la France.

Deuxièmement, les établissements médico-sociaux conventionnés avec la France qui sont donc financés par la sécurité sociale française (ou les départements) sont bien moins payés que les établissements français (environ 20% de moins), alors qu’ils accueillent une population bien plus durement touchée, dont les établissements gestionnaires français, mis à part quelques rares idéalistes, ne veulent pas et sont bien contents de s’en « débarrasser » (le mot est fort mais reflète la réalité) en Belgique.

Pour écouter le débat, c’est par ici.