Carton rouge France

Aujourd’hui, j’ai honte

Non, pas honte de mon pays, la France.
Honte de ses dirigeants.

Comment peut-on accepter qu’une famille d’enfant français en situation de handicap n’ait d’autre solution que la Belgique pour scolariser son enfant ?

Jeanne* ne connaît pas le sens du danger : elle peut s’assoir sur le rebord d’une fenêtre en étage d’immeuble, elle peut spontanément traverser la route sans avertir ou faire attention.

Jeanne* était « persona non grata » dans son école en France, ou presque (seulement admise 1 heure 2 fois par semaine…).

Le reste du temps, Jeanne* devait se contenter de regarder par la fenêtre les autres enfants passer sur leur chemin vers l’école.

Jeanne* n’a jamais eu droit au centre de loisirs en France pour rencontrer les autres enfants.

Comment peut-on accepter :

  • Que les parents soient séparés, le père en Belgique pour scolariser leur fille, la mère en France avec leur fils ?
  • Que la famille s’endette pour régler deux loyers, sans aucun droit à l’étranger, après avoir dépensé toutes ses économies ?
  • Que le couple divorce ?
  • Que la famille éclate ?
  • Que la famille en est réduite à demander les aides sociales ?
  • Que le père se retrouve seul, dans une maison dont il ne peut plus payer le crédit, qu’il va se retrouver à la rue, la maison vendue aux enchères ?
  • Que la mère se retrouve dans un appartement à la frontière avec les deux enfants ?

S’il y avait une volonté politique en France…. Jeanne* aurait eu sa place dans une école adaptée. La famille n’aurait pas été obligée d’aller en Belgique et louer un appartement et…. Et elle n’aurait pas connu un si triste sort ni autant de souffrances.

*Le prénom de l’enfant mineure a été changé.

Réforme de la scolarité partagée en France

Réforme qui concernait jusqu’à présent les élèves suivant une scolarité partagée (entre un institut médico-éducatif – IME –  et une école).

Pour cette rentrée 2022-2023 :

  • Aucun enfant avec notification IME en première intention ne doit se retrouver dans les unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS – classes spécialisées dans les écoles).
  • Pas de scolarité partagée si la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a fourni une orientation IME, accord uniquement pour les SESSAD (services d’accompagnement intervenant dans les milieux de vie de l’enfant en situation de handicap, que ce soit à l’école, au domicile…)

En clair : un recul, puisque l’on enlève la collaboration entre un IME et l’école. On revient à la scolarisation dans une école uniquement par un service d’accompagnement ou directement à l’école… Sans compter que les périodes de scolarisation dans un IME sont très réduites, si pas inexistantes…

Pire : les enfants avec une orientation IME dont les places sont saturées pour des années se voit refuser la solution des ULIS.

Et alors ? ils vont se retrouver à la maison, ou à l’école, sans aide. En plus, on leur interdit la fuite en Belgique…

Maintenant, nous comprenons mieux la vague récente d’appels de parents chez notre association, parents dont les enfants sont orientés en école ordinaire sans aide en France. Et, du coup, l’augmentation de ces demandes, alors que les écoles belges transfrontalières sont saturées (une première depuis la création de l’enseignement spécialisé en Belgique en 1970 !).

Les associations sont vent debout contre ses nouvelles mesures. Voir l’article du Télégramme

L’inclusion via Pap N’Diaye nouvelle formule (à la Macronienne). Il a appris à manier la langue de bois d’une autre façon. Voir sa circulaire pour la prochaine rentrée. (Eh oui, tout d’abord on croit que c’est un communiqué… mais non, mais non, c’est bien une circulaire !)

Mais bon, le retournement de veste, ça le connaît… Ou comment passer du Wokisme et de l’indigénisme au RN, du moment que cela conforte la Macronie, son nouveau terrain de plan de carrière.

C’est ça la France ! Pardon, la Macronie ! Et merci les vendus !

Futures présidentielles : une question

Dans le cadre des élections présidentielles et l’émission #Futures Présidentielles, on a demandé à l’AFrESHEB de poser une question (en moins d’une minute !) sur l’exemple belge de scolarisation des enfants à besoins spécifiques, pourquoi pas s’en inspirer en France. C’était trop court pour les explications, et une question unique, mais cela a le mérite d’exister et l’invité de l’émission, Cédric Villani, a eu tout le temps de répondre.

Vous pouvez visionner la question et la réponse à partir de 59’31’’ :

Arrêté français : expertise des psychologues

France : arrêté du 10 mars 2021 relatif à la définition de l’expertise spécifique des psychologues mentionnée à l’article R. 2135-2 du code de la santé publique : entre autres dispositions : prise en compte des demandes et de l’expertise de la famille, respect des recommandations de la Haute Autorité de Santé !

Il s’agit d’un arrêté, donc il faut absolument le respecter.

Un grand pas en avant pour la valorisation des approches scientifiques et l’écartement de la psychanalyse. Ne nous leurrons pas, les psychanalystes essaieront de s’immiscer via cette précision : “Une liste non exhaustive de programmes se référant à ces approches est établie en annexe. Cette liste sera réactualisée périodiquement en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques, des recommandations et des outils”. On pourrait entendre d’ici leurs réclamations. Espérons que le législateur restera ferme sur ses positions.

Lire l’arrêté.

Un peu tard pour Inès et Oscar

France : mettre fin à la confusion entre l’autisme, le TDAH ou les troubles Dys et les signes de maltraitance : des actions interministérielles viennent renforcer les premières initiatives déployées.

Lire le communiqué de presse.

Un peu tard pour Inès et Oscar.

Inès se bat contre la mort dans un hôpital belge. Elle a contracté la Covid, étant devenue une personne à risque vu ses ennuis de santé causé par le harcèlement des services sociaux français.

Ils auront peut-être réussi à séparer un enfant autiste de sa maman, finalement. Ce seront eux, leur haine destructrice, leur racisme sous-jacent, qui auront gagné.

Oscar va bien. Il est dans la famille, auprès de son frère Arthur et du papa d’Arthur, de l’épouse de ce dernier. Il est accueilli dans un centre de jour, en attendant une scolarisation.